dimanche 26 février 2012

VOYAGES CELESTES

Je survole les nuits de ma ville endormie
Et nourrissant mon cœur de rêves fantastiques
Je me laisse griser par la paix infinie
Qu’offre le crépuscule aux esprits romantiques.
O délices exquis, vous venez m’enlever
A la mélancolie d’un été sans saveur
Afin que mon cœur las se consume à rêver
Au sein d’un univers débordant de douleur.
Quand vient l’ombre du soir des nuées d’anges blonds
Venus je ne sais d’où voltigent sous mes yeux ;
S’envolant aussitôt dans le vaste horizon,
Ils m’emportent au loin vers de limpides cieux
Et me donnent la clef qui mène au paradis.
Sitôt franchi le seuil j’entrevois des jardins
Où fleurissent en paix de merveilleux amis,
Des parterres de fleurs peuplés d’oiseaux divins
Qui sèment sur nos nuits des éclairs de magie.
Parsemé d’un tapis aux multiples éclats
Cette oasis d’espoir m’attire sur son lit
Moelleux et parfumé qui frémit sous mes pas.
Mais au petit matin, sitôt les yeux ouverts,
Je retrouve sans joie les parfums indigestes
Qui transforment mes jours en de sombres déserts
Et dirigent ma vie vers des festins funestes.

                29 Juillet 1969

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