La tempête a gommé de mon esprit,
En un souffle vigoureux et mortel,
L’ultime trace d’un désir interdit
Qui m’imprégnait d’un bonheur irréel.
Je fuis l’enfer, ce violent adversaire :
Sur des chemins inondés de poussière
Je marcherai craintive et solitaire
Vers un jardin aux parfums de bruyère.
Quand pourrai-je revoir cette lueur
Scintillante dans un soleil joyeux
Qui, jadis, faisait chavirer mon cœur
Et l’embrasait sous son ciel lumineux ?
Hier ma volonté m’a emportée
Vers des paradis féconds et angevins ;
Aujourd’hui ma douleur m’a déportée
Vers des récifs, séducteurs assassins.
Et si mon cœur égaré sans défense
N’a plus les embruns d’un doux élixir
Rien ne pourra annuler la sentence
Qui l’entraîne vers un sombre avenir
Ce sinistre sort me happe et m’enchaîne
Sous un immense rempart de silence,
Mais mon esprit combatif se déchaîne
Contre les méfaits d’une triste errance.
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