Tombe l’épais brouillard sur le monde blafard,
Tombent les ténèbres sur le visage hagard
De l’être miséreux dont le cœur est transi.
Il s’enfuit sans espoir, seul, foulant des chemins
Qui l’attirent sans fin dans un grand tourbillon
Et son âme aveuglée, lynchée par Aquilon,
Vacille sous le poids de multiples chagrins.
Levant les yeux au ciel il scrute l’horizon
Et s’apprête à changer le cours de son destin
Car il veut s’abriter dans un havre lointain
Afin d’y enterrer sa vie de vagabond.
Aujourd’hui je perçois un appel qui m’entraîne
Sur la piste sacrée d’une amitié bien rare
Et je cherche la clef pour m’enfuir du Tartare
Où je me suis blottie pour étouffer ma peine.
Cette nuit j’ai humé un parfum de bonheur
Mais je n’ai pas compris qu’il pouvait se sauver :
Son calice divin ne viendra m’abreuver
Que si je remédie bien vite à cette erreur.
Attends-moi patiemment à l’ombre d’un buisson
Toi mon prince inconnu, mon mystérieux émir ;
Sans perdre un seul instant je cours vers l’avenir
Car l’amour est changeant, sauvage et vagabond.
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