Où se cache-t-il mon joyeux ruisseau
Qui galopait fièrement dans la plaine ?
Il se dorait sous un astre bien chaud
Ou se prélassait au pied de vieux chênes.
Je ne trouve rien dans ma solitude
Qui soit aujourd’hui apte à inspirer
Mon âme imprégnée par trop d’inquiétude
Depuis que le soir s’en est emparé.
Mais quand je revois ces gouttes d’or pur
Qui glissent en cadence sous l’azur
Et se lovent sur la verte fourrure,
Je sais enfin que ce joyau discret
S’est isolé dans un temple secret
Pour chatouiller les pieds de la nature.
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