Mon âme ténébreuse et incertaine
Submergée par un océan de peine
Se brise sur les murs de sa prison.
J’envie parfois ceux qui, dès le matin,
Foulent à deux la voie de la tendresse
Et je me sens imprégnée de tristesse
Car chaque jour m’instille son venin.
Où sont passés les embruns de la joie ?
Je m’étourdis aux senteurs de l’ennui
Et je pars, seule, en cherchant dans la nuit
L’enthousiasme qui s’est éteint en moi
Pourquoi vouloir à tout prix résister
A la sordide emprise du malin ?
J’ai pénétré dans un monde incertain
Où nul amour ne pourrait subsister.
Je voudrais croire en ces instants radieux
Qui posent sur nos innombrables peurs
Des tourbillons de rêves en couleurs
Ces arcs-en-ciel qui vénèrent les cieux.
Mais ces pensées ont un goût d’inutile :
Cette vision ne pourra s’accomplir
Car mon esprit condamné à souffrir
A renoncé à tout rêve stérile.
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