Et le jour a fait place aux multiples mystères
Des objets endormis sur les sols fructifères
Que nos aïeux ont inondé de leur fortune.
La vision des grands bois impressionne et anime
Mon esprit amoureux des grandes solitudes :
Parfois je me complais à fuir les platitudes
D’une vie sans relief qui souvent me déprime.
O rêves parfumés qui régnez en mon cœur,
Naissez, croissez, vivez et nourrissez mes nuits,
Ne m’abandonnez point dans un sombre puits,
Parsemez mes journées de désirs en couleur.
Mon âme purifiée par ces instants propices
S’élève allègrement dessus les verts feuillages
Afin de s’enivrer des émouvants ramages
Des oiseaux enchanteurs du temple des délices.
Et mon corps engourdi par un tendre sommeil
Choiera sur un tapis insensible aux hivers
Tandis que mon esprit survolant l’univers
S’en ira chevaucher un rayon de soleil.
Adieu vie condamnée à un destin funeste
Je te quitte à jamais pour un lieu romantique
Où je m’imprègnerai d’images fantastiques
Qui nourrissent les cœurs de leur manne céleste.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire