Je me sens égarée au milieu des élèves,
Dans ce sombre dortoir qui n’est pas ma maison ;
Sauvage et insoumis mon esprit vagabond
Parvient à s’exiler au temple de mes rêves.
Seul un doux conquérant pourrait m’ôter les fers
Qui me font m’abîmer dans un lac de détresse ;
Mon âme tourmentée ressent avec tristesse
Cette absence d’espoir qui l’expose aux enfers.
Que de larmes versées aux portes de l’amour !
Que d’espoirs étouffés par des cris de douleur !
Que de pleurs refoulés ont immergé mon cœur
Et consumé ma vie au long de son parcours.
Aujourd’hui je le sais mon hiver sera long
Et chacun de mes jours prendra un goût de fiel ;
Mais lorsque l’univers m’inondera de miel
L’espoir m’envahira au cœur de ma prison.
Dès que je le verrai au seuil de ma pension,
Qu’il me tendra ses bras afin de m’enlacer,
Je laisserai alors s’enfuir tout mon passé
Pour qu’il puisse amasser les fruits de ma passion.
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