Face au grand vent qui ce soir se déchaîne,
Poursuivie par d’indomptables chagrins,
Je fuis au loin pour égarer ma peine
Et réparer le fil de mon destin.
Je ne sais où me guideront mes pas
Car ailleurs aucun ami ne m’attend,
Mais je préfère éviter le combat
Puisqu’en ce lieu le bonheur est absent.
Je vois au loin deux clochers qui se dressent :
Majestueux ils dirigent leur flèche
Vers les nuées que les astres caressent
Pour éviter que le ciel ne s’assèche.
Ce doux tableau me redonne confiance ;
Presque assoupie je me sens libérée
Et quelques images de mon enfance
Reprennent vie en venant m’inspirer.
Mon esprit se prépare à livrer des batailles,
A affronter d’innombrables tourments
Qui font jaillir d’invisibles murailles
Pour m’aveugler et briser mon élan.
Je lutterai pour trouver le jardin
Où fleurissent l’amitié et l’amour ;
Quelqu’un viendra me prendre par la main
Et mon bonheur renaîtra chaque jour
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